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Le point de vue d'un contrôleur à la Cour des Comptes [Société | Administration]

 (3/13/2017)
Je lis non sans un certain amusement l'échange de courriels à propos des emplois fictifs.
Chacun est libre de s'offusquer ou de relativiser les faits.
Je me conterai de livrer modestement au débat quelques réflexions consécutives à quelques décennies passées à contrôler et observer les comptes publics.
Tu pourras les faire partager su tu veux.

Notre beau pays a érigé depuis longtemps en sport national l'attribution de missions ne correspondant à aucun travail effectif.
C'est une tradition qui remonte aux pensions et offices de l'Ancien Régime.
Temps révolus me direz-vous.
Pas tellement.

Une pléthore d'emplois relèvent de ce genre de privilège accordé à certains. On ne les voit jamais, mais ils n'oublient pas d'émarger aux frais du contribuable, souvent avec voiture de fonction pour qu'ils puissent déambuler à leur gré.
Mais chut! Circulez, il n'y a rien à voir. Ce sont des sortes de parachutes dorés administratifs.
Pour toutes ces raisons, non exhaustives, l'affaire Penelope me semble une goutte de perversité dans un océan de vice.
Il ne sert à rien de se rouler par terre drapé dans une vertueuse indignation.
Il serait plus utile de concevoir la question au fond et s'interroger sur cette curieuse manie française de faire émarger sur fonds publics des gens qui font tout autre chose que travailler à ce à quoi on les paie.

Chuchotons toutefois à l'oreille de nos hommes politiques, surtout à un certain niveau, qu'il existe d'autres moyens plus intelligents de rémunérer son épouse à ne rien faire, comme l'ont fait d'anciens présidents: il suffit de la faire nommer à quelques conseils d'administration chez des copains. : Deux réunions par an, et entre 50000 et 70000 euros de jetons de présence.
La nomination à deux ou trois conseils de ce genre aide à faire bouillir utilement et parfaitement honnêtement la marmite conjugale.
Mme Chirac est ainsi entre autres au conseil de LVMH, sans doute pour son expertise en sacs de luxe, et elle n'est pas la seule.
C'est propre, au-dessus de tout soupçon, mais tout aussi immoral.

Désolé de venir refroidir les indignations en en relativisant l'étendue comme la portée, mais il serait bon, je crois, de se départir d'une inutile émotion et regarder les choses non avec cynisme mais objectivité.

Amitiés.


Spir rédaction